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La fille portait en elle l'avenir de l'Humanité.

<< Quand on y songe, les grands magasins sont un peu comme des musées. >>

SUNDAY IS THE DAY OF THE SUN, NOT OF THE GOD.

<< WE READ AND WRITE POERTY BECAUSE WE ARE MEMBERS OF THE HUMAN RACE. >>

<< La vérité est comme une couverture qui vous laisse les pieds froids : on la tire on la pousse mais elle est trop petite pour nous tous >>

<< Je suis sans pitié, sans scrupule, sans compassion, sans indulgence, pas sans intelligence. >>

<< La vérité c'est comme la lumière, aveugle. Le mensonge, au contraire, est un beau crépuscule qui met chaque objet en valeur. >>

<< Y'a de drôles de secrets chez moi, des portes qui ne livrent pas toutes leurs clefs.
Des sourds et muets dont on ne sait rien mais qui trouvent toujours un moyen pour gueuler. >>

# Posté le samedi 17 janvier 2009 18:26

. COMME UNE CASSETTE AVEC UN RUBAN SECTIONNE

Pour une fois, peut-être pourrait-on penser aux autres. Peut-être pourrait-on avoir un minimum de bon sens pour parvenir à choper une once de lucidité. Peut-être pourrait-on expliquer nos différents avec l'humanité. Peut-être la Terre pourrait-elle arrêter de tourner quelques instants pour nous laisser respirer. Peut-être réussirait-on à exprimer nos sentiments. Peut-être qu'ainsi le doute et la peur s'enfuiraient. Peut-être que la mer à boire, c'est pas si terrible que ça. Peut-être pourrait-on être considérés comme des précurseurs d'une nouvelle idéologie. Peut-être que le fric ne fait pas le bonheur. Peut-être que l'univers est défini et le monde abstrait.
Peut-être. Peut-être.

# Posté le samedi 17 janvier 2009 18:25

. SOUS L'EFFET DE L'IVRESSE

Une existence que l'on voudrais infinie. En vain, l'adolescent de la plus grande banalité cherche son identité. En crise diront les psychologues. Des défaitistes de base : nous en sommes. Car il vivra toujours ces personnes, s'étant abandonnées à leur désarroi, perdues sur le chemin qui nous emmène vers une vie appelée "Responsabilité". D'une cage dorée, nous sommes jetés dans une des arènes les plus cruelles qu'il soit, laissant sur le bas côté, d'innombrables âmes en quête de bien être. Vivant d'une simple frénésie inconditionnelle, incontrôlable et incontournable. Notre psychisme est le seul moteur nous permettant d'avancer. Arriver à un but qui nous parait si loin aujourd'hui, et pourtant si proche depuis quelques temps.
Mais il vivra toujours
la Passion,
l'Envie,
l'Amour.

# Posté le lundi 17 novembre 2008 15:26

. REMEMBER CAMBRIDGE

On finit toujours par revenir à notre quotidien. Cette monotonie qui rythme notre vie, le mécanisme d'une montre qui ne cesse de repasser par le même chemin. Le bonheur est éphémère. Je suis sûre que les hommes et que les femmes de Raison ont déjà prononcés ces quatre mots. Seuls les idéalistes et les rêveurs me penserons insensée. Être terre-à-terre demande moins de force que d'être utopiste ; les déceptions sont moins nombreuses, le chagrin moins grand. Certes, la vie n'est certainement pas pleinement vécue mais elle n'est en aucun cas comparable aux montagnes russes des parcs d'attractions, celles qui vous donne un mal de tête ainsi qu'une envie permanente de vomir sur votre voisin de nacelle. « La vie est un long fleuve tranquille » m'a-t-on dit.
On aura été heureux le temps d'un voyage.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 15:55

. NOSTALGIE

Nous étions dans ce champ, près du terrain de camping. Nous revenions du pont qui enjambait la rivière, donnant accès à une petite île. Là-bas, nous avions discuté de choses et d'autres, abordant des sujets, plus graves et frivoles les uns que les autres. Camille avait passé ses jambes à travers la rambarde, laissant flotter ses pieds dans le vide, au dessus de l'eau calme de juillet. Elle essayait d'établir le planning des multiples soirées qui s'offrait à elle durant ses vacances. Louise était assise par terre, adossée à la rambarde faisant danser ses longs doigts fins sur le bois du pont. Vêtue d'un jean et d'une chemise de nuit, elle avait posé sur ses épaules, un gilet, la coupant ainsi du froid de la nuit qui venait à se faire. Auprès d'elle, se trouvait Léa, assise de coté, en appui sur son bras droit, regardant le vent s'engouffrer entre les branches des saule-pleureurs. Elle portait pour unique vêtement une robe beige, orné de dentelle au niveau du col, qu'elle tentait d'agrandir afin de recouvrir ses pieds nus.
Nous revenions d'un week-end que nous pouvions qualifié festif. A tel point que la moitié d'entre nous avions fini par se tordre de douleur à genoux, les bras cramponnés à notre ventre, bouche ouverte, vomissant. Puis nous avions pris le train. Eleanor était parmi nous elle aussi et nous en avions profité pour nous reposer chez elle le temps d'une heure. Sur le chemin, un mur jaune géant agrémenté de noir par un texte disant « Climb if you want but remember that courage and strength are nothing without prudence » s'était dressé devant nous, un obstacle que nous devions surmonter par la force de nos corps. De nos quelques rares heures de sommeil en résultat une force quasi inexistante chez nous toutes, excepté Léa qui réussi à gagner ce défi. Puis nous reprîmes le train, en direction de chez Louise, ou nous allions dormir toutes quatre.
Maintenant je suis ici, sur ce pont vétuste, en compagnie de trois acolytes, à me demander comment avons-nous pu en arriver là, sur ce pont à la rambarde rongée par les termites, analysant le contenu débauché de notre vie d'ignorantes adolescentes.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 15:54